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RÉGIMES FISCAUX LMNP
Micro-BIC ou réel LMNP : le guide complet pour choisir en 2026

Micro-BIC ou réel LMNP : notre guide de décision 2026 pour choisir le régime fiscal le plus rentable, avec exemples lyonnais chiffrés.

Par Gael Gente · Expert-comptable associe · 8 min de lecture · 18 juillet 2026

A2026

En resume

  • Le micro-BIC applique un abattement forfaitaire de 50 %, plafond de recettes 77 700 €/an, sans comptabilité.
  • Le régime réel déduit les charges réelles + l'amortissement, sans plafond, et efface souvent l'impôt sur les loyers.
  • Règle simple : si vos charges dépassent 50 % des loyers, le réel gagne — c'est presque toujours le cas avec un crédit.
  • Plus votre TMI est haute (30 % ou 41 %), plus le réel est avantageux.
  • Exemples lyonnais : studio Doua et T2 Croix-Rousse, où le réel économise 1 300 à plus de 2 000 €/an.

Vous hésitez entre deux cases sur votre déclaration, et ce choix décide de votre impôt pendant des années. Le régime fiscal est LA décision structurante en LMNP. Micro-BIC pour sa simplicité, réel pour son efficacité : voici comment trancher, chiffres à l'appui.

Micro-BIC ou réel LMNP : la réponse en un tableau

Dans la grande majorité des cas, le régime réel est plus avantageux dès qu'il y a un crédit ou des charges. Le micro-BIC ne gagne que si vos charges sont faibles. Voici la comparaison directe.

CritèreMicro-BICRégime réel
PrincipeAbattement forfaitaire de 50 %Charges réelles + amortissement
Plafond de recettes77 700 €/anAucun
ComptabilitéAucuneLiasse fiscale 2031
Idéal siPeu ou pas de chargesCrédit, travaux, charges élevées
Impôt sur les loyersSur 50 % des recettesSouvent zéro pendant des années

La logique tient en une phrase : si vos charges déductibles dépassent 50 % de vos loyers, le réel vous fait payer moins d'impôt. Or, avec l'amortissement, on dépasse presque toujours ce seuil. C'est pourquoi la plupart de nos clients lyonnais optent pour le réel.

Comment choisir entre micro-BIC et réel

Comparez l'abattement et vos charges réelles

Le micro-BIC applique un abattement fixe de 50 % sur vos loyers, sans justificatif. C'est simple, mais figé. Le réel, lui, déduit vos charges au centime près : intérêts d'emprunt, taxe foncière, assurance, frais de gestion, travaux, charges de copropriété. Faites l'addition. Si elle dépasse la moitié de vos loyers, le réel gagne déjà.

Le poids décisif de l'amortissement

C'est l'arme du réel. Vous déduisez chaque année une fraction de la valeur du bien (hors terrain, environ 2 à 3 %/an) et du mobilier (10 à 20 %/an). Cette charge comptable ne coûte rien de votre poche, mais efface votre bénéfice imposable. C'est ce qui permet le fameux zéro impôt sur les loyers. On détaille le mécanisme dans notre article sur l'amortissement en LMNP.

Votre TMI change la donne

Plus votre tranche marginale d'imposition (TMI) est haute, plus le réel rapporte. À 11 % de TMI, l'écart reste modéré. À 30 % ou 41 %, chaque euro de charge déduite vous fait économiser gros. Ajoutez les 17,2 % de prélèvements sociaux : un revenu locatif non amorti peut être taxé à près de 60 %.

Ce que le réel déduit vraiment

Au réel, la liste des charges déductibles est large. Elle explique pourquoi ce régime bat si souvent le micro :

  • Les intérêts d'emprunt et les frais de dossier bancaire.
  • La taxe foncière et la CFE due à partir de la 2e année.
  • L'assurance propriétaire non occupant (PNO) et la garantie loyers impayés.
  • Les charges de copropriété et les frais de gestion locative.
  • Les travaux d'entretien et de réparation.
  • Les honoraires de votre expert-comptable.
  • L'amortissement du bien et du mobilier.

Le micro-BIC, lui, remplace tout cela par un unique abattement de 50 %. Si vos charges réelles amortissement compris valent 70 % ou 90 % de vos loyers, vous laissez de l'argent sur la table en restant au micro.

Les seuils qui encadrent votre choix

Le régime n'est pas totalement libre : des plafonds déterminent ce que vous pouvez faire.

SeuilMontantEffet
Plafond micro-BIC (meublé longue durée)77 700 €/anAu-delà, réel obligatoire
Seuil de passage en LMP23 000 €/anLMP si aussi > revenus d'activité
Exonération de CFERecettes < 5 000 €Pas de CFE due

Bon à savoir : on reste LMNP tant que les recettes sont inférieures à 23 000 €/an OU inférieures aux revenus d'activité du foyer. La bascule en LMP n'a lieu que si les deux plafonds sont dépassés la même année. En dessous de 77 700 €, vous choisissez librement micro-BIC ou réel. Le réel se demande, sur option, auprès de l'administration.

Les cas où le réel l'emporte

Optez pour le régime réel si vous êtes dans l'une de ces situations :

  • Vous avez financé le bien à crédit : les intérêts d'emprunt sont déductibles.
  • Le logement a demandé des travaux ou un ameublement conséquent.
  • Votre TMI est à 30 % ou plus.
  • La taxe foncière et les charges de copropriété pèsent lourd.
  • Vous voulez neutraliser l'impôt sur vos loyers pendant plusieurs années.

Dans ces cas, l'amortissement combiné aux charges génère souvent un résultat nul, voire un amortissement reportable sur les années suivantes. Le réel suppose une comptabilité et la liasse 2031 : c'est le rôle d'un expert-comptable spécialisé LMNP à Lyon.

Les cas où le micro-BIC suffit

Le micro-BIC garde du sens dans quelques configurations :

  • Bien acheté comptant, sans crédit ni intérêts à déduire.
  • Charges annuelles réelles inférieures à 50 % des loyers.
  • Bien déjà largement amorti après de longues années de détention.
  • Vous privilégiez la simplicité absolue, sans comptabilité.

Le micro-BIC ne demande aucune tenue de comptes : vous portez vos recettes brutes sur le formulaire 2042-C-PRO, l'abattement de 50 % s'applique tout seul. Pour un petit loyer sans charges, la simplicité peut valoir les quelques dizaines d'euros d'écart.

Deux exemples lyonnais chiffrés

Studio étudiant à la Doua

Loyer meublé : 550 €/mois, soit 6 600 €/an. Achat à crédit. En micro-BIC, la base imposable tombe à 3 300 €. Avec une TMI à 30 % et 17,2 % de prélèvements sociaux, cela représente environ 1 550 € d'impôt et prélèvements. Au réel, les intérêts, la taxe foncière, la copropriété et l'amortissement (environ 3 500 €/an) ramènent le résultat à zéro. Économie estimée : 1 300 à 1 600 €/an.

T2 à la Croix-Rousse

Loyer meublé : 800 €/mois, soit 9 600 €/an. Bien acquis autour de 220 000 €. En micro-BIC, la base imposable est de 4 800 €, soit environ 2 250 € d'impôt et prélèvements à 30 % de TMI. Au réel, l'amortissement du bâti (près de 6 000 €/an) additionné aux charges efface le bénéfice : impôt sur les loyers à zéro. L'écart dépasse ici 2 000 €/an, sur des années.

Dans les deux cas lyonnais, l'écart annuel se cumule sur toute la durée du crédit. Sur dix ans, la différence se compte en dizaines de milliers d'euros. C'est pour cela que nous conseillons de simuler les deux régimes avant de trancher, plutôt que de choisir le micro par réflexe de simplicité.

Ces fourchettes varient selon votre TMI, votre financement et la valeur du bien. Pour un calcul personnalisé, voyez notre guide LMNP complet et la méthode détaillée dans notre guide de la déclaration LMNP.

Mis à jour le 20 juillet 2026. Contenu vérifié au regard de la législation en vigueur. Source officielle : impots.gouv.fr – La location meublée.

Questions fréquentes sur le choix micro-BIC ou réel

Peut-on passer du micro-BIC au régime réel ?

Oui. Le réel s'exerce sur option auprès de l'administration fiscale. Depuis 2022, cette option est tacitement reconduite chaque année et se dénonce librement. Beaucoup de propriétaires commencent au micro puis basculent au réel en réalisant l'économie d'impôt. L'inverse est également possible si vos charges deviennent faibles.

Le réel est-il vraiment plus compliqué ?

Il impose une comptabilité et le dépôt de la liasse fiscale 2031. C'est plus lourd que le micro, mais un expert-comptable s'en charge pour 300 à 900 €/an. Ce coût est presque toujours rentabilisé dès la première année par l'économie d'impôt générée.

Quel régime pour un studio étudiant à Lyon ?

Pour un studio à la Doua ou à Rockefeller financé à crédit, le réel est presque toujours gagnant. Les intérêts et l'amortissement absorbent les loyers modestes de ce type de bien. Le micro ne s'impose que si le studio a été acheté comptant, sans charges significatives.

L'amortissement affecte-t-il la plus-value à la revente ?

Depuis la loi de finances 2025, les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value pour les biens cédés à partir de 2025. Les abattements pour durée de détention restent en place : exonération d'impôt sur le revenu après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

Quel plafond ne pas dépasser pour rester au micro-BIC ?

Pour un meublé de longue durée, le plafond du micro-BIC est de 77 700 € de recettes par an. Au-delà, le régime réel devient obligatoire. Les règles diffèrent pour les meublés de tourisme, avec des plafonds et abattements spécifiques depuis la loi Le Meur.

Où déclarer et s'immatriculer ?

L'immatriculation se fait via le guichet unique de l'INPI (formulaire P0i), dans les 15 jours suivant la mise en location, pour obtenir un SIRET. Les revenus se déclarent ensuite sur le formulaire 2042-C-PRO, complété de la liasse 2031 si vous êtes au réel. Un expert-comptable à Lyon peut tout gérer.

Sources officielles : impots.gouv.fr, service-public.fr, INPI et Légifrance.

Micro-BIC ou réel : on calcule pour vous ?

Archipel compare les deux régimes sur votre situation et gère votre déclaration LMNP au réel. Premier rendez-vous offert.

Gael Gente, expert-comptable a Lyon

Gael Gente

Expert-comptable associe — Archipel Lyon

Fondateur du cabinet Archipel a Lyon Bellecour, Gael accompagne les createurs d'entreprise, les independants et les TPE dans leurs choix juridiques, fiscaux et comptables.

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Article publie par Archipel Lyon · Cabinet d'expertise comptable · 9 quai des Celestins, Lyon 2e