Du brut au net : comment ça marche
Le salaire brut est le montant inscrit au contrat. Pour obtenir le net, on en retire les cotisations salariales : assurance maladie, retraite de base et complémentaire, assurance chômage (CSG/CRDS), etc. Pour un non-cadre, ces prélèvements représentent environ 22 % du brut ; le net tourne donc autour de 78 % du brut.
La conversion inverse suit la même logique : pour viser un net précis, on divise par le coefficient de net. Viser 2 000 € net en non-cadre suppose un brut d’environ 2 564 € (2 000 / 0,78). C’est exactement ce que calcule l’outil ci-dessus, dans les deux sens.
Cadre ou non-cadre : l’écart de cotisations
Un cadre cotise un peu plus qu’un non-cadre : prévoyance obligatoire, cotisation APEC, et une retraite complémentaire Agirc-Arrco qui pèse davantage sur les tranches élevées. Résultat, le net d’un cadre se situe plutôt autour de 75 % du brut. L’écart paraît faible en pourcentage, mais il compte sur une rémunération annuelle.
Attention : ces taux sont des moyennes. Le taux réel dépend de la convention collective, du niveau de salaire (tranches de cotisation) et d’éventuels accords d’entreprise. Un bulletin de paie reste la seule source exacte.
Net avant ou après impôt : ne pas confondre
Le net que donne ce simulateur est le net à payer avant impôt. Depuis le prélèvement à la source, l’impôt sur le revenu est ensuite retenu directement sur le bulletin, selon votre taux personnalisé transmis par l’administration. Pour estimer cet impôt, utilisez notre simulateur d’impôt sur le revenu.
Deux salariés au même net avant impôt peuvent donc toucher des montants différents en bas de bulletin, selon leur situation familiale et leur taux de prélèvement.
Net social, net fiscal : deux notions à distinguer
Depuis 2024, le bulletin affiche un « montant net social » : c’est la base servant au calcul de certaines prestations (RSA, prime d’activité). Il diffère du net à payer et du net imposable, qui sert lui de base à l’impôt. Ces trois « nets » ne se confondent pas : net à payer, net social, net imposable répondent chacun à une logique différente.
Pour un employeur, bien distinguer ces notions évite les erreurs de déclaration et les questions de salariés sur leur fiche de paie. C’est aussi un repère utile lors d’une négociation salariale.
Cadrer une proposition d’embauche à Lyon
Beaucoup de candidats raisonnent en net, alors que l’employeur raisonne en brut et en coût total. Lors d’un recrutement à Lyon — que ce soit à la Part-Dieu, à Confluence ou en télétravail depuis la Croix-Rousse — convertir brut et net dans les deux sens permet d’aligner les attentes dès le premier échange.
Pour mesurer ce qu’un poste coûte vraiment à l’entreprise au-delà du net, complétez avec notre simulateur du coût d’une embauche. Et pour sécuriser vos bulletins de paie, l’équipe d’expert-comptable à Lyon Bellecour vous accompagne.