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Comptabilité

Amortissement linéaire : méthode, calcul et exemples

By 21 septembre 2026Pas de commentaire

Cet article a été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle, puis relu et modifié a posteriori par un expert-comptable du cabinet.

Comptabilité & fiscalité

Amortissement linéaire : méthode, calcul et exemples chiffrés

Comment répartir la valeur d’un bien sur sa durée d’utilisation, calculer le bon taux et construire un plan d’amortissement sans erreur.

Par Gael Gente · Expert-comptable associé · 9 min de lecture · Septembre 2026

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Amortissement linéaire : méthode, calcul et exemples chiffrés - Archipel Lyon
Amortissement linéaire : méthode, calcul et exemples chiffrés

En résumé

  • L’amortissement linéaire répartit à parts égales le prix d’un bien sur sa durée d’utilisation, à compter de sa mise en service (et non de la date d’achat).
  • Le taux linéaire se calcule simplement : 100 / durée d’amortissement en années.
  • La première annuité est réduite au prorata temporis, en fonction du nombre de jours restant dans l’exercice.
  • Le linéaire est obligatoire pour le mobilier, les biens d’occasion et les immobilisations dont la durée d’usage est inférieure à 3 ans.
  • Exemple : un ordinateur à 1 800 € HT amorti sur 3 ans génère une dotation annuelle de 600 €.
  • Durées usuelles : 3 ans pour l’informatique, 5 à 10 ans pour le mobilier, 4 à 5 ans pour un véhicule.

Chaque fois qu’une entreprise achète un ordinateur, une machine ou un véhicule, la même question revient : comment étaler cette dépense dans la comptabilité ? L’amortissement linéaire est la méthode la plus répandue, la plus simple à mettre en place, et celle que l’administration fiscale impose dans plusieurs cas précis. Elle fonctionne, se calcule et se documente en quelques règles claires : je vous les détaille ci-dessous, avec un plan d’amortissement chiffré à l’appui.

Qu’est-ce que l’amortissement linéaire ?

L’amortissement linéaire consiste à répartir la valeur d’un bien de façon constante sur toute sa durée d’utilisation. Concrètement, chaque exercice comptable supporte la même charge, appelée dotation aux amortissements, jusqu’à ce que le bien soit totalement amorti. Les règles fiscales applicables sont détaillées dans la doctrine administrative consacrée à l’amortissement linéaire.

Ce mécanisme traduit une réalité simple : un bien qui sert à produire du chiffre d’affaires s’use avec le temps, et cette usure a un coût qu’il faut constater chaque année plutôt que d’un seul coup à l’achat.

Un point échappe souvent aux dirigeants que je reçois au cabinet : l’amortissement ne démarre pas à la date de la facture, mais à la date de mise en service du bien. Une SAS de la Confluence qui achète une machine en novembre mais ne la met en route qu’en janvier suivant commence à l’amortir en janvier, pas en novembre. Sur un exercice qui se clôture au 31 décembre, cette nuance change directement le montant de la dotation de la première année.

Amortissement linéaire ou dégressif : quelles différences ?

Le linéaire répartit la même somme chaque année. Le mode dégressif applique au contraire un taux plus élevé sur les premières années, puis une charge décroissante. Le tableau ci-dessous résume l’essentiel.

Critère Amortissement linéaire Amortissement dégressif
Montant de l’annuité Identique chaque année Décroissant d’année en année
Charge la première année Modérée Plus élevée
Biens concernés Tous types de biens Biens neufs, à usage professionnel, durée ≥ 3 ans
Complexité Simple Plus technique (coefficients fiscaux)

Le linéaire est obligatoire dans plusieurs situations : pour le mobilier de bureau, pour les biens acquis d’occasion, et pour toute immobilisation dont la durée normale d’utilisation est inférieure à 3 ans. Le dégressif reste une option, jamais une obligation, réservée à certains biens neufs listés par l’administration fiscale (article 39 A du Code général des impôts).

Comment calculer un amortissement linéaire ?

Pas besoin d’un logiciel spécialisé pour poser un plan d’amortissement linéaire : la formule tient en une ligne. Dotation annuelle = base amortissable × taux linéaire, le taux linéaire correspondant à 100 divisé par la durée d’utilisation en années. Le seul point qui mérite de la rigueur, c’est la base de calcul retenue au départ.

La base amortissable

Elle correspond au prix d’achat hors taxes du bien, augmenté des frais nécessaires à sa mise en service (transport, installation), et diminué le cas échéant d’une valeur résiduelle si celle-ci est significative et mesurable dès l’origine.

Le taux linéaire

Pour un bien amorti sur 5 ans, le taux est de 100 / 5 = 20 % par an. Sur 3 ans, il grimpe à 33,33 %. Plus la durée est courte, plus le taux annuel est élevé.

La règle du prorata temporis

La première annuité se calcule au prorata du temps réellement écoulé entre la date de mise en service et la clôture de l’exercice, en jours (base 360 jours en pratique fiscale) ou en mois selon la méthode retenue par l’entreprise. La dernière annuité est ajustée en miroir pour que le bien soit totalement amorti à l’issue du plan.

Exemple : tableau d’amortissement linéaire

Prenons le cas d’un artisan installé à Villeurbanne qui achète une machine-outil à 12 000 € HT, mise en service le 1er avril N, amortie sur 5 ans (taux de 20 %).

Exercice Base de calcul Dotation annuelle Valeur nette comptable
N (9 mois) 12 000 € × 20 % × 9/12 1 800 € 10 200 €
N+1 12 000 € × 20 % 2 400 € 7 800 €
N+2 12 000 € × 20 % 2 400 € 5 400 €
N+3 12 000 € × 20 % 2 400 € 3 000 €
N+4 12 000 € × 20 % 2 400 € 600 €
N+5 (3 mois) 12 000 € × 20 % × 3/12 600 € 0 €

Le total des dotations atteint bien 12 000 €, réparties sur six exercices comptables puisque la mise en service en cours d’année décale le plan d’une période courte en année N et en année N+5.

Taux et durée d’amortissement linéaire selon le bien

La durée d’amortissement retenue doit correspondre à la durée réelle d’utilisation du bien dans l’entreprise, mais l’usage a fixé des repères que l’administration fiscale admet généralement sans discussion.

Type de bien Durée usuelle Taux linéaire
Matériel informatique 3 ans 33,33 %
Logiciels 1 à 3 ans 33 à 100 %
Mobilier de bureau 5 à 10 ans 10 à 20 %
Véhicules de tourisme et utilitaires 4 à 5 ans 20 à 25 %
Agencements et installations 10 ans 10 %
Bâtiments commerciaux 20 à 50 ans 2 à 5 %

Ces durées restent indicatives : elles se déterminent d’après les usages de chaque nature de commerce ou d’exploitation, et l’administration admet un écart allant jusqu’à 20 % par rapport à ces usages lorsqu’il est justifié par des circonstances particulières. Un commerçant de la rue de la République qui justifie un usage plus intensif de son matériel peut donc retenir une durée plus courte, à condition de pouvoir le documenter. Le cas des biens loués en meublé obéit à des règles propres, détaillées dans notre article sur l’amortissement en LMNP ; notre équipe dédiée accompagne aussi les propriétaires bailleurs via notre offre expert-comptable LMNP à Lyon.

Confiez vos amortissements à Archipel

Choisir la bonne durée, appliquer le bon prorata, et ne pas se tromper au moment de céder un bien avant la fin de son plan : ce sont des détails qui, cumulés sur plusieurs immobilisations, finissent par peser sur le résultat fiscal d’une TPE ou d’une PME. C’est tout l’objet du métier d’expert-comptable à Lyon : sécuriser ces choix dès l’acquisition du bien plutôt que de les corriger a posteriori, dans le respect des normes de la profession rappelées par l’Ordre des experts-comptables.

Le cabinet Archipel accompagne au quotidien des artisans de la Croix-Rousse, des commerçants du Vieux Lyon et des sociétés du secteur tertiaire dans la construction de leurs plans d’amortissement et leur intégration dans les outils de gestion. Sur les dossiers que je reprends d’anciens cabinets, je retrouve encore régulièrement des durées d’amortissement copiées d’un bien à l’autre sans lien avec l’usage réel : un échange suffit pour remettre vos immobilisations à plat.

Besoin d’y voir clair sur vos amortissements ?

Nos experts-comptables vous aident à choisir la bonne méthode, calculer vos dotations et sécuriser votre bilan.

Questions fréquentes sur l’amortissement linéaire

Quelle est la différence entre amortissement linéaire et amortissement dégressif ?

Le linéaire répartit la même dotation chaque année sur toute la durée du bien. Le dégressif applique un taux plus fort au début, puis dégressif d’année en année. Le dégressif ne concerne que certains biens neufs ; le linéaire, lui, s’applique à tous les biens et reste obligatoire pour le mobilier et les biens d’occasion.

Comment calculer le taux d’amortissement linéaire ?

Le taux se calcule en divisant 100 par la durée d’utilisation du bien exprimée en années. Sur une durée de 5 ans, le taux linéaire est donc de 20 % ; sur 10 ans, il tombe à 10 %.

Quelle est la durée d’amortissement d’un ordinateur ou d’un véhicule ?

Un ordinateur s’amortit habituellement sur 3 ans, soit un taux de 33,33 % par an. Un véhicule de tourisme ou utilitaire s’amortit généralement sur 4 à 5 ans, selon l’intensité d’usage et la politique retenue par l’entreprise.

Peut-on changer de méthode d’amortissement en cours de plan ?

Non, la méthode choisie à l’origine s’applique jusqu’au terme du plan d’amortissement. Un changement de méthode constitue un changement de méthode comptable, qui doit rester exceptionnel et être justifié, documenté et mentionné dans l’annexe des comptes annuels.

Que devient le plan d’amortissement en cas de cession du bien avant son terme ?

La cession met fin au plan d’amortissement à la date de sortie du bien. Une dernière dotation au prorata temporis est comptabilisée jusqu’à cette date, puis la valeur nette comptable restante sert de base au calcul de la plus ou moins-value de cession, comme détaillé dans notre article sur la cession d’immobilisations.

Un expert-comptable à Lyon peut-il m’aider à mettre en place mon plan d’amortissement ?

Oui, c’est une mission courante du cabinet : déterminer la durée d’usage pertinente pour chaque catégorie de bien, choisir entre linéaire et dégressif quand le choix est possible, et intégrer le plan d’amortissement dans votre logiciel de comptabilité dès l’acquisition.

Le prorata temporis se calcule-t-il en jours ou en mois ?

Les deux méthodes existent et sont admises fiscalement, à condition d’être appliquées de façon constante d’un exercice à l’autre. En pratique, l’administration tolère un calcul en mois entiers, ce qui simplifie le suivi pour la plupart des TPE et PME.

Gael Gente, expert-comptable associé chez Archipel Lyon

Gael Gente

Expert-comptable associé — Archipel Lyon

Fondateur du cabinet Archipel à Lyon Bellecour, Gael accompagne les créateurs d’entreprise, les indépendants et les TPE dans leurs choix juridiques, fiscaux et comptables.

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