ACRE et ARCE : ne pas confondre
Deux aides très différentes portent des noms voisins. L’ACRE (Aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise) est une exonération partielle de cotisations sociales en début d’activité. L’ARCE (Aide à la reprise ou à la création d’entreprise) est le versement, par France Travail, d’une partie de vos allocations chômage sous forme de capital. Les deux sont liées : il faut bénéficier de l’ACRE pour pouvoir prétendre à l’ARCE.
Pour un créateur lyonnais qui quitte un emploi salarié, ces dispositifs peuvent injecter plusieurs dizaines de milliers d’euros dans le lancement du projet. Encore faut-il bien les articuler.
L’ACRE et ses conditions
L’ACRE exonère une partie des cotisations sociales (maladie, retraite de base, allocations familiales) durant la première année d’activité, de façon dégressive selon le revenu. Attention : depuis le 1er janvier 2026, la demande d’ACRE n’est plus automatique. Vous devez la déposer auprès de l’URSSAF dans les 60 jours suivant le début de votre activité, sous peine de perdre le bénéfice — et donc l’accès à l’ARCE.
Sont notamment éligibles les demandeurs d’emploi indemnisés ou non, les bénéficiaires du RSA ou de l’ASS, les jeunes de 18 à 25 ans, et les créateurs en quartier prioritaire. C’est une condition d’entrée à ne pas négliger.
Le calcul de l’ARCE
L’ARCE est égale à 60 % du montant de vos droits ARE restants à la date de création, après déduction d’un prélèvement de 3 % destiné au financement des retraites complémentaires. Elle est versée en deux fois : la moitié au démarrage de l’activité, l’autre moitié six mois plus tard, à condition que l’entreprise existe toujours.
Exemple : avec une allocation de 50 €/jour et 600 jours de droits restants, vos droits totaux sont de 30 000 €. L’ARCE s’élève à 17 460 € (30 000 × 60 % × 97 %), versée en deux fois 8 730 €.
ARCE ou maintien de l’ARE ?
C’est l’arbitrage clé. L’ARCE donne un capital immédiat mais ne représente que 60 % de vos droits. Le maintien de l’ARE vous verse 100 % de vos droits, mais étalés dans le temps et conditionnés à un revenu d’activité faible (l’allocation se réduit si vous vous rémunérez). L’ARCE convient aux projets gourmands en trésorerie au démarrage ; le maintien de l’ARE protège mieux si l’activité met du temps à générer un revenu. Le bon choix dépend de votre business plan.
Pour trancher, notre accompagnement à la création d’entreprise à Lyon modélise les deux scénarios sur votre prévisionnel. Vous pouvez aussi affiner votre besoin de trésorerie de départ avec notre simulateur de plan de financement.
Créer son entreprise à Lyon
Qu’on lance une activité de conseil à Confluence, un commerce à la Croix-Rousse ou une startup à Villeurbanne, le bon calage des aides fait souvent la différence la première année. Mal demandée, l’ACRE se perd ; mal choisie, l’option ARE/ARCE coûte de la trésorerie ou de la sécurité. Ce sont des décisions à prendre avant de s’immatriculer.
L’équipe d’Archipel, cabinet d’expert-comptable à Lyon Bellecour, sécurise votre demande d’ACRE dans les délais, modélise l’arbitrage ARCE / maintien de l’ARE, et cale ces aides sur votre prévisionnel. Bien démarrer, c’est démarrer accompagné.